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Cathédrale Sainte-Marie d'Auch dans le Gers

Patrimoine classé Cathédrale Chemins de Compostelle UNESCO Chemins de Compostelle - Voie de Toulouse ou d'Arles
Cathédrale Sainte-Marie dAuch
Cathédrale Sainte-Marie dAuch 
Cathédrale Sainte-Marie dAuch 
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Cathédrale Sainte-Marie dAuch 
Cathédrale Sainte-Marie dAuch 
Crédit photo : Didier Descouens - Sous licence Creative Commons
Propriété de l'Etat
3 Place du Préfet Erignac 32000 Auch

Frise chronologique

Bas Moyen Âge
Renaissance
Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
1500
1600
1700
1800
1900
2000
1507-1513
Réalisations des vitraux
12 février 1548
Consécration de la cathédrale
4e quart XVe siècle (1489)
Début de la construction
4e quart XVIIe siècle
Achèvement de la façade
1906
Classement Monument Historique
1998
Inscription UNESCO
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Patrimoine classé

La cathédrale : classement par arrêté du 30 octobre 1906

Personnages clés

François de Savoie - Archevêque d’Auch Initiateur de la construction en 1489.
Jean Marre - Vicaire général Superviseur des travaux initiaux.
Arnaud de Moles - Maître verrier Auteur des 18 verrières (1507-1513).
Jean de Beaujeu - Architecte Conçoit les tours-clochers (à partir de 1559).
Pierre Miressou - Maître d’œuvre Achève les tours en 1670-1680.
François Auxion - Sculpteur Réalise les bas-reliefs de la façade (1677-1680).

Origine et histoire de la Cathédrale Sainte-Marie

La cathédrale Sainte-Marie d’Auch, située dans le Gers en Occitanie, est un édifice gothique flamboyant marqué par des influences Renaissance. Sa construction, débutée en 1489 sous l’impulsion de l’archevêque François de Savoie et de son vicaire Jean Marre, s’étala sur deux siècles, avec une consécration en 1548 alors que les travaux se poursuivaient. L’édifice, de 102 mètres de long, remplace une cathédrale romane détruite par un incendie en 1171. Ses éléments les plus remarquables — les 18 verrières d’Arnaud de Moles (1507-1513) et les 113 stalles du chœur — illustrent la transition entre Moyen Âge et Renaissance, mêlant scènes bibliques, mythologie et bestiaire fantastique.

La façade et le porche, d’ordre corinthien, furent ajoutés à la fin du XVIIe siècle, tandis que les tours-clochers, commencées en 1559 par Jean de Beaujeu, ne furent achevées qu’en 1680 sous la direction de Pierre Miressou et du sculpteur François Auxion. Classée Monument Historique en 1906 et inscrite au patrimoine mondial de l’UNESCO en 1998 (chemins de Saint-Jacques-de-Compostelle), la cathédrale fut restaurée à plusieurs reprises, notamment après des dégradations révolutionnaires en 1793. Son chœur, clos par un retable monumental en marbre noir d’Izaourt, et son orgue de Jean de Joyeuse (1694) témoignent de son riche patrimoine artistique.

L’histoire de la cathédrale est liée à celle de l’archevêché d’Auch, transféré depuis Eauze après les invasions sarrasines du IXe siècle. Les fouilles ont révélé les fondations de la cathédrale romane de saint Austinde (XIIe siècle), détruite par un incendie. Les vitraux, protégés par des grillages au XVIIe siècle, et les stalles, sculptées entre 1510 et 1554, comptent parmi les ensembles les plus complets de France. La crypte, construite pour compenser la pente de la colline, abrite les tombeaux de saints locaux comme saint Leotade (VIIe-VIIIe siècle).

Au XIXe siècle, des restaurations majeures furent menées par les architectes Hippolyte Durand et Charles Laisné, tandis qu’au XXe siècle, la cathédrale fut élevée au rang de basilique mineure (1928). Ses dimensions impressionnantes (voûtes à 26,64 m, tours de 44 m) et son mobilier protégé (autels, chaire, retables) en font un joyau du patrimoine religieux français. Les cloches, dont le bourdon de 6,75 tonnes (1853), et les deux orgues — celui de Cavaillé-Coll (XIXe siècle) et le grand orgue classique (1694) — complètent cet ensemble exceptionnel.

La cathédrale reste un lieu de pèlerinage et de culte actif, avec des cérémonies comme l’ordination de Mgr Maurice Gardès en 2005. Son chapitre, sécularisé en 1548, comptait autrefois 25 chanoines nobles. Aujourd’hui, elle attire aussi pour son acoustique et ses concerts, tout en conservant son rôle de primatiale (titulaire honorifique de Novempopulanie). Les vitraux d’Arnaud de Moles, restaurés entre 2017 et 2019, et les stalles, étudiées pour leur iconographie complexe, continuent de fasciner les historiens de l’art.

Devenir actuel

La Cathédrale Sainte-Marie fait partie des 71 monuments ainsi que 7 portions de chemins sont inscrits depuis 1998 sur la liste du patrimoine mondial de l'Unesco sous le titre officiel de « Chemins de Saint-Jacques-de-Compostelle en France ».

Elle est sur le chemin de la Via Tolosana ou « voie toulousaine » qui passe par Toulouse, d'où son nom, mais son point de départ se situe à Arles d'où son autre nom de chemin d'Arles (via Arelatensis).

Liens externes

Autres patrimoines et monuments aux alentours